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Y'en a vraiment qui débloguent...

Journal de bord d'un navigateur du web. Commentaires sur l'actualité, la société, la politique, les femmes, le sexe, l'âge, la vie...

Le droit de mourir dans l'indignité

Les antipasses aiment se vautrer dans les symboles de l'antisémitisme avec l'élégance de tortionnaires en goguette. Ils s'identifient aux Juifs en portant l'étoile jaune (je rappelle que certains Noirs appellent à l'émeute dès qu'un Blanc essaie de se mettre à leur place même fardé de bonnes intentions), accusent l'État d'être dictatorial (a-t-on vu dans les dictatures des manifs contre le pouvoir qu'on n'achève pas sous les sabots), font l'amalgame entre le passe et les SS. 

On n'avait encore rien vu. 

Une mère de famille s'est permis de violenter une employée du mémorial d’Oradour-sur-Glane. La visiteuse, une trentenaire, contestait la légalité du décret qui impose le pass sanitaire sur le site. L'employée a été insultée et renversée au sol. Rappelons, même si ça paraît indécent (à moi tout du moins), que le 10 juin 1944, alors que les troupes alliées avaient débarqué depuis quatre jours en Normandie, la division SS Das Reich massacra méthodiquement la population d'Oradour-sur-Glane et de ses environs. C'était le quatrième massacre depuis le Débarquement, il y en eut cinq autres après, sans parler des exécutions, des déportations,  etc. Les nazis et l'armée allemande avaient systématisé la cruauté comme tactique militaire (et aussi par goût afin de joindre l'utile à l'agréable) dès leur invasion en juin 40 avec le massacre des tirailleurs sénégalais à Clamecy. Voilà donc quelqu'un qui vient sur un lieu rappelant un des épisodes les plus atroces de la seconde guerre et qui se comporte avec une employée comme les SS se sont comportés avec les habitants de ce village martyre. Si le port d'armes était autorisé comme il l'est aux États-Unis, elle se serait sûrement fait un plaisir d'achever la reconstitution historique en abattant l'employée. 

Autant qu'il m'en souvienne, le droit de vie et de mort, se comprenait comme le droit de tuer sans en subir les conséquences. En ces temps anciens où régnait la loi du plus fort, on bénissait ceux qui n'abusaient pas de leur droit de mort et le droit de vivre semblait être un privilège exorbitant. Tout se passe comme si ces anti-pass, anti-vax, anti-tout accusaient l'État de leur interdire de mourir (et de tuer par contamination). Ce reproche, on ne l'entendait jusqu'à présent que de la part des suicidaires invétérés qui, je le rappelle, font souvent des dégâts collatéraux en entraînant dans leur désespoir des gens qui n'ont rien demandé. 

Mais renoncent-ils pour autant et par souci de cohérence à la sécurité sociale et surtout à l'obligation pour les médecins de les soigner ? Les professionnels de la santé commencent à se poser des questions à propos de cette obligation à sens unique qu'est censé leur imposer le fameux serment d'Hippocrate. Pourquoi devraient-ils sacrifier leur temps (ils sont sur la brèche depuis deux ans) et leur vie pour des gens qui s'exposent délibérément à la contamination ? Quand il décida d'imposer la vaccination des enfants contre la polio en 1964, le général de Gaulle ne s'embarrassa pas de fioritures ou de longues explications. La loi interdit alors toute propagande tendant à inciter autrui à se soustraire à la vaccination obligatoire.

Il y a incontestablement une crise de l'autorité. Mais, peut-être les médecins ont-ils pris le relais et font-ils déjà le tri quand l'encombrement des urgences leur impose de choisir. Par précaution, je me suis donc fait tatouer mon code QR sur le bras à l'endroit où j'ai été piqué. Le tatouage est à la mode mais j'aime joindre l'utile au séduisant et le pass sanitaire m'a opportunément décidé à franchir le pas...

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