Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Y'en a vraiment qui débloguent...

Journal de bord d'un navigateur du web. Commentaires sur l'actualité, la société, la politique, les femmes, le sexe, l'âge, la vie...

Tout passe par l'entonnoir

On sait que pour les psychanalystes nous sommes tous fous. Comme ça, il n'y a pas de jaloux ou plutôt, il n'y a plus de fous, donc plus de problème. Qu'en est-il des criminels ? Et bien, quand ils commettent leur crime, leur conscience serait altérée. Ils tueraient à l'insu de leur plein gré même quand ils sont sains d'esprit. Donc, il n'y a plus de criminels. Et les fous de Dieu qui assassinent des policiers ? Dominique Raimbourg, ancien député, co-auteur d'un rapport sur l'irresponsabilité pénale s'est confié à ce sujet à Presse-Océan : "Quelle a été votre première réaction en apprenant l'attaque d'une policière municipale à La Chapelle-sur-Erdre ?" Réponse : "Comme d'habitude, on pense d'abord à la victime (NL : service obligé mais minimum). Ensuite, on se demande s'il s'agit d'un acte terroriste d'un auteur radicalisé ou d'un geste délirant d'un malade dont le délire a comme support une pensée religieuse radicale et haineuse. Le parquet anti terroriste n'ayant pas été saisi, cela démontre que c'était un acte plus délirant que terroriste."

On dirait une sorte de catéchisme qui enseigne la bonne façon de s'abstenir de penser face aux assassinats de policiers. Car il s'agit d'un acte de foi. La foi en l'innocuité de l'islam pour tout Français laïc qui ne veut pas être accusé d'islamophobie. Bien sûr, la distinction entre délirant et terroriste peut se comprendre. Avant que l'islam ne se hisse au hit-parade des faits divers les fous se prenaient plutôt pour Napoléon cet autre saigneur. Sabraient-ils pour autant leurs concitoyens ? Ce n'est pas le souvenir que j'en ai. Je les vois avec un entonnoir sur la tête, une main dans le dos, l'autre dans l'ouverture du gilet. J'en conclus que malgré ses faits d'armes et sa réputation de fossoyeur des Français, Napoléon n'inspirait pas des envies de meurtres aux cinglés… Donc, foi ou délire, l'islam est mortifère quand il tombe entre de mauvaises mains ou plutôt de mauvaises têtes. 

Pour en revenir à notre apôtre du jour, Dominique Raimbourg, sur la proportion de prisonniers atteints de troubles psychotiques, il précise : "Si l'on voulait caricaturer, on pourrait dire que l'ancien asile psychiatrique est devenu hôpital tandis que la prison devenait asile. C'est l'effet pervers des progrès dans les asiles psychiatriques. Grâce aux traitements médicamenteux, on a fait tomber les murs d'un côté, ceux des hôpitaux psychiatriques, mais on en construit d'autres, dans les prisons. Mais attention, ces détenus ne sont pas condamnés par erreur : ils ont commis des infractions." Si je comprends bien, ce n'est qu'un problème de vases communicants. Mais je crois savoir que ces fous que l'on retrouve en prison sont souvent ceux qui arrêtent de suivre leur traitement. On ne leur reconnaît pas le libre arbitre quand ils commettent un crime mais quand ils sortent de l'hôpital, ils sont libres de prendre ou non leurs médicaments. 

Du côté pratique, voilà ce que propose Dominique Raimbourg : "La première alternative, c'est d'éviter l'infraction grâce à un suivi. En sachant que ça ne marche pas toujours. Ce qui manque ensuite, c'est un accompagnement plus serré à la sortie de prison, associant psychiatrie, police, justice et travailleurs sociaux." Effectivement, il n'y a malheureusement rien de plus "serré" que les murs d'une prison.

Évidemment, Presse-Océan ne pouvait laisser passer l'occasion de jouer aux bons élèves : "Est-ce que cette situation traduit finalement un choix politique qui consisterait à enfermer plutôt que soigner ? - Non, ce n'est pas un choix, plutôt un effet pervers généralisé. On ne sait plus quoi faire d'un certain nombre de gens (NL : n'est-ce pas aussi le cas des immigrés, clandestins ou non ?). Quand on incarcère, on pense que les détenus seront soignés en prison, mais sans en être complètement certain. Et puis, il y a quelque chose qu'on a tendance à oublier, c'est que tous les gens qui entrent en prison sortent, à de rares exceptions près, car certains détenus meurent parfois en prison. Si on ne pense pas à l'après prison, on passe à côté de l'enjeu de la détention. En 2019, 101 824 personnes sont entrées en prison. La même année on a eu 98 962 sorties."

Donc, on n'y peut rien… Ne reste plus qu'à s'en remettre à Dieu… Inch'Allah, comme disent certains.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article