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Y'en a vraiment qui débloguent...

Journal de bord d'un navigateur du web. Commentaires sur l'actualité, la société, la politique, les femmes, le sexe, l'âge, la vie...

Quand la Chine se pique, le monde entre en réanimation

Il se pourrait que le Sars-CoV-2, à l'origine de la pandémie, soit sorti, par la petite ou la grande porte d'un laboratoire (que l'on n'a pas besoin de qualifier de militaire puisqu'ils sont tous aux ordres du PC) chinois. Le plus étonnant ou pas (selon ce qu'inspire le sabotage américain du contrat de vente de sous-marins à l'Australie), c'est que Batman était de la partie en la personne de l’Anglo-Américain Peter Daszak, président d'EcoHealth Alliance. Tous ces gens bien intentionnés s'apprêtaient à produire des virus semblables au Sars-CoV-2, deux ans avant la pandémie. Des virus qui auraient eu le bon goût de préférer l'homme à la chauve-souris un peu comme si une famille XXL des quartiers nord de Marseille avaient réussi à échanger son HLM contre la villa de Kim Kardashian à Malibu. Ces chercheurs trouvaient sans doute que le Sars-CoV-2 manquait d'ambition alors que le monde entier lui tendait les bras. En France, par exemple, les chauve-souris ont tendance à disparaître alors qu'il y a 67 millions d'homo sapiens ouverts à toute forme d'immigration. Il fallait tout de même un semblant de formalité, c'est-à-dire une carte d'accès comme dans les hôtels cinq étoiles. Nos chercheurs ont donc modifié le petit virus d'origine qui ne faisait même pas mal à ses hôtes afin d’accroître sa transmissibilité chez l’homme. Preuve de son caractère totalement artificiel, cette modification n’a jusqu’à ce jour jamais été trouvée au sein de cette famille de virus à l'état naturel. En revanche, on la retrouve dans le Sars-CoV-2, apparu en 2019 à Wuhan, soi-disant sur un marché de vente d'animaux sauvages en tout genre.

Le soupçon est permis depuis qu'un document, jusque-là totalement secret, a été mis en ligne par Drastic (un groupe d’enquêteurs indépendants devenu célèbre pour ses révélations accablantes sur l’origine du Covid-19 et les laboratoires de Wuhan). Y figure une demande de financement en avril 2018 pour un projet de recherche lancé par la Darpa (une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et développement des nouvelles technologies destinées à un usage militaire). En échange de cet argent public, EcoHealth Alliance (EHA), une organisation privée américaine et son président Peter Daszak, proposaient de fabriquer des virus Sars-CoV transmissibles à l'homme, avec l'aide de l’Institut de virologie de Wuhan. Il est toujours possible de justifier ce genre de manipulation en prétextant que pour combattre un virus potentiellement dangereux, il faut en avoir un sous la main (de préférence gantée) et qu'il n'est pas si facile d'en trouver dans les les endroits que fréquentent les chauve-souris habituellement. La virologiste Shi Zhengli, de l’institut de virologie de Wuhan, en sait quelque chose, elle qui passe son temps à les traquer dans les grottes de la Chine subtropicale comme d'autres chassent le papillon. Et, justement, Shi Zhengli, sans doute lassée de sa quête incertaine, s'était associée à Peter Daszak pour financer cette création frankesteinienne. Jugé trop risqué, le projet a été refusé par la Défense américaine. Ne reste plus désormais qu’à savoir si les scientifiques chinois ont tout de même réalisé une partie du projet, même sans les fonds de l’armée américaine (l'État chinois ne manque ni d'argent ni de cynisme).

Car début 2020, quand le virus est apparu, les virologues de Wuhan et leurs associés américains ont affecté la surprise avec le naturel de malfrats pris en flagrant délit. Puis une vingtaine de grands scientifiques du monde entier, sollicités par Daszak, ont signé préventivement dans The Lancet une "déclaration de soutien" aux médecins et chercheurs chinois, condamnant les "théories du complot qui suggèrent que le Covid-19 n’a pas une origine naturelle". Par ailleurs, il semblerait que Shi Zhengli n'ait pas tout dit. Loin de moi l'envie de mettre sa sincérité en doute, mais pourquoi a-t-elle passé sous silence ce qui s'était passé à la mine du Yunnan (à 1 500 km de Wuhan) où l'on apprendra ultérieurement que fut trouvé le RaTG13, le plus proche parent du Sars-CoV-2 ? En 2012, trois mineurs y sont morts d'une pneumopathie similaire au Covid-19. La mine a par la suite été visitée au moins quatre fois entre 2013 et 2015 par Shi et ses collègues, sans que les virus qu'ils ont collectés fassent l’objet de publications. Le 31 janvier 2020, interrogé par le magazine Science, Daszak assimile les premières questions posées sur l’éventualité d’un accident de recherche aux "mythes" d’une "arme bactériologique". Puis, en mai, au moment où l’équipe de Drastic se forme et découvre l'existence du RaTG13, il explique que la présence d’un proche parent du Sars-CoV-2 dans les laboratoires de Wuhan ne serait qu’une pure coïncidence, qu'il était dans le lot des virus collectés par les chercheurs à travers la Chine sans qu’ils y prêtent une attention particulière. 

Fin avril 2020, quand les médias révèlent qu’EcoHealth Alliance recevait des fonds de l’Institut national de la santé américain pour financer des recherches à l’Institut de virologie de Wuhan, Donald Trump ordonne de lui couper les vivres. Peter Daszak est alors érigé en martyr de la science. Soixante-dix sept prix Nobel signent une lettre ouverte dénonçant un "dangereux précédent d’interférence dans la conduite de la science". Il est même choisi pour siéger à la commission de la revue The Lancet sur l’origine de la pandémie… ainsi que pour participer à la mission conjointe de l’OMS à Wuhan.

Rien alors ne laissait penser que les liens de Peter Daszak avec le laboratoire de Wuhan influençaient ses opinions scientifiques, ni qu’il utilisait son influence et ses positions pour faire obstruction à une enquête sur ce laboratoire. Mais en novembre, une organisation non gouvernementale luttant pour la transparence dans la communauté scientifique, US Right to Know (USRTK), rend publics des e-mails de février 2020 démontrant que le scientifique anglo-américain avait rédigé – mais sans la signer ! – la lettre parue dans The Lancet rejetant toute interrogation sur un éventuel accident de laboratoire comme "théorie du complot".

Dans toute cette histoire, finalement, ce qui m'inquiète, ce n'est pas tant que les scientifiques se livrent à des expériences hasardeuses qui risquent de compromettre la survie de l'humanité. Avec la poudre à canon, on n'a pas fait que des feux d'artifice. Non, ce qui m'inquiète ou me rend perplexe simplement, c'est que les Américains collaborent avec la Chine alors qu'ils la présentent comme leur pire ennemi. De plus, pensent-ils les Chinois si naïfs qu'ils les accueilleraient gentiment en leur livrant d'emblée le secret de leurs armes bactériologiques ? Ce qui me rassure, en revanche, c'est que l'arme bactériologique semble difficile à contrôler puisqu'elle semble se retourner contre celui qui l'utilise. Et même si un saboteur fut à l'œuvre, ayant les traits de Batman ou de Captain America, on ne peut pas dire qu'il fut plus adroit.

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