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Y'en a vraiment qui débloguent...

Journal de bord d'un navigateur du web. Commentaires sur l'actualité, la société, la politique, les femmes, le sexe, l'âge, la vie...

C'est Zem que j'aime (2)

Il y a un point que j'ai passé sous silence mais que l'actualité récente impose d'aborder. À savoir la différence d'âge entre Zem et Sarah car de pareilles amplitudes ont été soulignées, avec l'horreur affectée qu'on attendrait plus des chaisières de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, entre Romain Duris ou Vincent Cassel et leurs partenaires, à la ville comme à l'écran. Dès qu'elles peuvent dégainer ce genre d'arguments, les féministes en peau de balle, n'y résistent pas et c'est à qui pêchera le plus gros tweet ! Mais si paraît soudain, sur leur fil d'actualité, une photo jaunie de Karl Lagerfeld avec Baptiste Giabiconi, étrangement, leur système d'alarme ne se déclenche pas… comme si le gigolo et son bienfaiteur ne cochaient pas la case du patriarcat. 

Car c'est le patriarcat qui est visé, ce nouveau chiffon rouge pour pétroleuses écolos. Tellement populaire que même Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unie, a cru bon de s'y draper lors d'un discours devant un parterre de jeunes femmes comme nous le rappelle Laetitia Strauch-Bonart dans un article du Point ("Pourquoi « patriarcat » ne veut plus rien dire"). Il a ainsi déclaré : "La pandémie ne fait que démontrer ce que nous savons tous : que des millénaires de patriarcat ont produit un monde dominé par les hommes avec une culture dominée par les hommes qui nuit à tous – les femmes, les hommes, les filles et les garçons."

Un bon décryptage s'impose pour ceux qui sont peu familiers des raccourcis qu'emprunte la pensée New Gage et LSB, avec la logique cristalline qui irrigue providentiellement ses articles, s'y emploie avec miséricorde… pour Antonio. Qu'a donc révélé la pandémie ? Que les femmes ont été particulièrement impliquées dans la lutte contre la Covid-19 puisqu'elles sont majoritaires dans le secteur de la santé, qu'elles ont endossé une part plus grande encore du travail non rémunéré du fait de la fermeture des écoles et que le repli sur le foyer les a davantage exposées à la violence.

Quiconque se méfie des truismes que profèrent ceux qui pensent avec des mots plutôt qu'avec des idées, ferait bien d'aller chercher du côté des sciences expérimentales si ces évidences ont un fond. Or, la psychologie comportementale a montré que si les femmes sont majoritaires dans le secteur du soin c'est parce qu'elles sont plus intéressées par les professions liées aux "personnes" que par celles liées aux "choses". Cet intérêt "genré", pour reprendre la terminologie néofficielle, s'observe dès le plus jeune âge dans le choix des jouets (Lego/poupée, même si la maison-mère de la célèbre brique en plastique veut escamoter l'évidence). Rien ne prouve, par ailleurs, que l'amour du foyer et des enfants soit une contrainte plutôt qu'une préférence. Enfin, si patriarcat il y a et qu'il gouverne le monde depuis Adam, qu'y a-t-il de commun entre celui qui sévit en Iran, enturbanné et velu, et celui qui s'épanouit en France, sous la figure paternelle et rassurante d'un Éric Zemmour ? Sarah Knafo pourrait certainement s'étendre sur le sujet si elle en manifestait le désir...

Quant à Antonio Guterres, c'est comme si sa lucidité se réfractait quand il passe du réel aux idées ou mieux, comme s'il faisait l'économie du réel pour ne pas quitter le monde des idées. Il s'épargne par la même occasion, la nécessité de régulariser sa situation. Mais, prenant en exemple Éric Zemmour, ce parangon de la galanterie à la française, je laisse LSB conclure : "si la domination masculine dans les lieux de pouvoir le gêne tant, pourquoi ne laisse-t-il pas sa place à une femme ?"

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