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Y'en a vraiment qui débloguent...

Journal de bord d'un navigateur du web. Commentaires sur l'actualité, la société, la politique, les femmes, le sexe, l'âge, la vie...

C'est Zem que j'aime (3)

Je ne comprends pas pourquoi l'actualité m'empêche sans cesse d'édifier le portrait du plus grand Français que la Gaule ait connu depuis Vercingétorix… Mais voilà, le patriarcat est de nouveau traîtreusement attaqué. La victime du jour s'appelle Julian Reichel, il est allemand (pour ceux qui connaissent un peu l'Histoire, n'y voyez aucun message subliminal) et il était rédacteur en chef du Bild, journal fort peu respectable, du genre de ceux qui publient des photos d'Éric à la plage, non par inadvertance mais parce qu'ils connaissent sa stature politique et veulent l'ébranler. 

Le pauvre est accusé d'avoir favorisé l'ascension professionnelle de jeunes stagiaires avec des arrière-pensées indépendantes de leur talent journalistique, ce qu'on a appelé en France "promotion canapé" et qu'on a rebaptisé "harcèlement" de façon moins suggestive. Vous remarquerez que je n'ai pas précisé "sexuel". Car je m'interroge… Ne doit-on pas, pour qualifier le délit, faire une distinction selon que la stagiaire a couché avant ou après la promotion ? Et cette distinction ne comporte-t-elle pas, elle-même, des ramifications ? Supposons que la stagiaire se soit prêtée à une partie de jambes en l'air : l'a-t-elle fait par envie, par intérêt, par contrat (non pas de mariage mais de promotion), par peur ? Si l'"acte" a été commis et que la promotion s'en est ensuivi, l'a-t-elle été du fait d'un respect légaliste des termes du contrat (en Allemagne on ne plaisante pas avec ça), de la reconnaissance d'un homme de 41 ans, marié depuis vingt ans à la même femme, avec trois enfants qui ne lui apportent pas que du bonheur, pour ce torrent de plaisir qu'a su faire jaillir la stagiaire aux compétences sous-exploitées ? J'allais oublier une hypothèse qui serait tout à l'honneur de ce rédacteur en chef et en ferait un pygmalion très correct, sinon pour les féministes, du moins pour ceux qui regrettent les bonnes manières. Ce brave homme aurait promu cette stagiaire en espérant qu'elle exprimerait ses remerciements de façon moins protocolaire que ce qui se pratique habituellement dans un cadre professionnel, et son pari aurait été gagnant.

Je sens bien que cette dernière proposition ne convaincra pas Caroline De Haas (qui proposait d'"élargir les trottoirs" pour éviter le harcèlement de rue et fait son beurre avec l'argent du contribuable après un passage par le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem au ministère des Droits des femmes). Car cela revient à sous-entendre que la promotion canapé repose sur une discrimination positive : la beauté (ou l'apparence physique en langage neutre et moins excitant). Ce critère ne joue d'ailleurs pas qu'en faveur (ou défaveur, selon le point de vue où l'on se place) des femmes. Les hommes considérés comme beaux sont mieux jugés et ont de meilleures situations à compétences égales. Cette inégalité naturelle est bien sûr difficile à vivre pour celles qui sont du mauvais côté du miroir et, compte tenu du climat général de remise en cause des avantages "indus", fait l'objet d'attaques en justice (le vitriol, n'est pas encore au programme). Ainsi, selon Osez le féminisme ! les critères de recrutement des candidates à l’élection de Miss France sont "discriminatoires". Trois femmes, qui prétendent avoir dû renoncer au concours car elles ne satisfaisaient pas aux critères, ont décidé d’attaquer en justice la célèbre émission en s'appuyant sur le Code du travail qui interdit de recruter sur la base de critères liés "aux mœurs, à l’âge, à la situation de famille ou à l’apparence physique".

Cette sauce argumentaire me paraît un peu trop grasse. N'y a-t-il pas une solution plus simple, plus élégante que nos excursions à l'étranger nous offrent sur un plateau... à thé… Je veux parler bien sûr du régime novateur des talibans et de leur façon décomplexée de traiter les femmes ? Qu'y a-t-il, en effet, de plus niveleur que la burqa ? Si une femme fait un peu attention à sa silhouette, rien ne la distinguera d'une autre et tout le monde sera content. Bien sûr, la burqa doit être uniforme, sans ornement. Et rien ne s'oppose alors plus au concours Miss France. Il suffit juste de tirer au sort comme au Loto… Tout le monde est content !

PS 1 : les candidates juives devront quand même porter une étoile jaune pour faire plaisir à Houria Bouteldja qui fut la porte-parole des Indigènes de la République et qui a dit, par souci d'apaisement et pour clarifier sa pensée : "Chez les indigènes vivant dans l'Hexagone, vous trouverez, chez les moins politisés, un antijuifisme confus, à mi-chemin entre l'antisémitisme gaulois, fruit de leur grande intégration, et l'anti-israélisme, fruit de leur spontanéité anticoloniale."

PS 2 : il y a un moyen encore plus simple de ne pas se sentir discriminée : ne pas participer au concours...

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