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Y'en a vraiment qui débloguent...

Journal de bord d'un navigateur du web. Commentaires sur l'actualité, la société, la politique, les femmes, le sexe, l'âge, la vie...

Une nouvelle campagne de Russie est possible !

Marine Le Pen aime les chats, Hitler aimait les chiens. La comparaison s'arrête là. Hitler a envahi la Russie, Marine voudrait que Poutine envahisse la France afin de laisser libre cours à ses instincts criminels (je parle de ceux de Marine et de son clan)… Rappelez-vous… Pétain a surpassé les exigences allemandes en matière de politique raciale. Sans l'alibi de l'Occupation il n'aurait pas eu le courage de laisser libre cours à son antisémitisme sénile (ce "fier" soldat, après avoir fait arrêter Georges Mandel, s'est piteusement excusé à la demande expresse de ce dernier… révélant ainsi le Pétain péteux qu'il était).

Bien sûr, je sais que seul le pouvoir d'achat vous intéresse et que le risque de voir les Russes défiler sur les Champs-Élysées avec leurs orgues de Staline et leurs balalaïkas blindées, est le cadet de vos soucis. Pourtant en 1981, il fut agité au prétexte de la présence de communistes dans le gouvernement socialiste. Je parie que sortir de l'Otan ne vous inquiète pas davantage, pas plus que faire cavalier seul en se passant de nos alliés européens (sauf la Hongrie, peut-être). N'est-ce pas le général de Gaulle, seul, qui a libéré la France sans que les Américains y jouent le moindre rôle ? Tiens, au fait… pourquoi ne parle-t-on pas des armes que nous sommes supposés livrer à l'Ukraine ? En avons-nous seulement en stock ?

Et puis, comparer Marine à Hitler, est-ce bien sérieux ? On peut se le permettre avec Emmanuel Macron puisque tout le monde crie haro sur le baudet. Comme dans un jardin public où on se sent autorisé à jeter ses ordures là où les autres ont commencé à le faire. C'est ce qu'on appelle le référendum d'initiative populaire…

Après le premier tour, au QG de Zemmour, ce n'étaient que pleurs et ressentiments. Par exemple, Sylvie, la soixantaine, accablé par ce démenti cruel : "Je n'arrive pas à croire qu'il ne passe pas la barre des 10 % alors que c'est lui qui a fait les plus grosses audiences. Voilà trois semaines qu'on ne parle plus du tout de lui, il y a encore eu un bourrage de crâne"... qu'un bourrage d'urnes sous un régime totalitaire aurait peut-être endigué. Elle a donc voté Zemmour et s'apprête, devançant la consigne, à voter pour Marine Le Pen avec une réticence inattendue : "Je suis fille de résistante et je n'aurais jamais cru en arriver là. Marine Le Pen me pose un peu problème, mais moins que Macron qui est le fossoyeur de la France, qui n'a pas été élu, mais installé par un système…". Donc Marine Le Pen lui pose moins de problème que Macron mais un peu plus que Zemmour qui n'a cessé de faire l'éloge de Pétain… Chez les "Z", on a le sens des priorités et les têtes pensantes ont de la suite dans les idées… dans UNE idée, en fait. Ainsi Jacline Mouraud, l'ancienne égérie des Gilets jaunes, ne décolérait pas elle non plus. "Il faut faire l'autopsie de ce résultat ahurissant. Ce score montre qu'on est prêt à remettre le masque et ressortir le pass". En Ukraine on songe aussi à mettre le masque, non pas pour se protéger du Covid mais des gaz. Chez les "Z", qu'ils battent pavillon russe ou français, qu'il s'agisse de gaz ou d'idées, on les aime bien toxiques afin de faire le maximum de dégâts. 

D'ailleurs, je crois que ce qu'ils aiment avant tout, c'est faire des dégâts. Je ne parle même pas des Gilets jaunes et de l'Arc de Triomphe de peur d'être accusé d'antipopulisme primaire… Je vais donc essayer de viser plus haut avec l'aide de Peter Sloterdijk, le philosophe allemand qui sait nous remettre à notre juste place (interview dans Le Point). D'abord, l'élection présidentielle française vue d'Allemagne : "Pendant quelques mois, elle s'est déroulée comme une affaire qui ne concernait que les correspondants des grands journaux allemands à Paris tandis que le grand public restait, lui, hypnotisé par les événements à l'Est : d'abord le déploiement des troupes russes aux frontières de l'Ukraine et, depuis le 24 février, le choc de la guerre réelle sur le sol européen. Cela ne fait que deux ou trois semaines qu'on commence à deviner le drame qui pourrait avoir lieu chez notre voisin bien-aimé de la rive gauche du Rhin…" Derrière l'ironie de la mise au point (au sens photographique) se cache une véritable inquiétude : "La perspective d'une sécession nationaliste de la France du projet européen – devenue, semble-t-il, une possibilité – provoque le vertige chez les partenaires de la France partout en Europe et surtout en Allemagne. D'autant plus qu'une victoire de l'extrême droite en France est ce que souhaite Poutine : il sait très bien que pour détruire l'Ukraine il faut d'abord désunifier l'Europe. Donc, un vote pour Le Pen sera un vote pour Poutine." Et du désabusement : "Il n'est pas exagéré de dire que les gens qui viennent de profiter financièrement du soutien de l'Élysée pendant cette crise du Covid-19, un soutien dont nul Européen n'a bénéficié à ce point, manquent un peu de reconnaissance." Du coup, on peut se demander s'il est vraiment utile de faire dans le social… "Faites plutôt la guerre, pas l'amour" comme dirait Poutine. 

Ce qui l'inquiète Peter, ce sont ces bacchanales quinquennales qu'on appelle aussi élections présidentielle : "Mais la France est aussi ce pays où le premier tour de la présidentielle donne lieu à un phénomène que je ne cesse de constater avec un souci croissant. Une sorte de terrible carnaval un peu rabelaisien s'y déroule, où les Français se donnent le plaisir de se déboutonner. Tous les cinq ans, c'est comme s'ils profitaient de l'occasion pour laisser tomber tout tact politique, toute réflexion stratégique, en se vouant à un « expressionnisme » sans limites. Il ne s'agit plus alors de voter avec son cerveau, en vue d'un résultat dont on peut assumer la responsabilité, mais de voter, dans une forme d'hystérie abstraite, avec ses entrailles. Un carnaval accéléré par la pression des réseaux sociaux qui organisent et amplifient la désinhibition. Freud n'est pas le seul auteur à nous rappeler que ce que l'on appelle la civilisation n'est au fond qu'un mince vernis de conventions sur des énergies primitives latentes, toujours prêtes à entrer en éruption." 

Ne devraient-ils pas ces Français s'inspirer pour une fois de l'exemple allemand (après 1945) : "En Allemagne, on contrôle un peu mieux ce que j'appelle les « réflexes primitifs » mais en France, l'irrationnel est en train de franchir un seuil. La fureur des populismes a toujours pu être domestiquée lors du deuxième tour, mais cette fois-ci le jeu n'est pas joué d'avance. Car pour la première fois, cet irrationnel est alimenté par un ressentiment incendiaire qui pourrait l'aider à s'imposer. Qui se sent exclu de « l'élite » n'a pas besoin d'une explication rationnelle au fait qu'il ne considère pas « leur » système comme le sien. N'oublions pas que dans le vocabulaire du nazisme, le terme « système » désignait la totalité de ce que les enragés des années 1930 détestaient."

Et quant à la haine dont on bombarde Macron : "La France semble être restée un pays structurellement royaliste, mais seulement pour cultiver un royalisme négatif"... il n'aura même pas droit à sa chanson, contrairement à Jaurès : "La gauche le déteste en raison de ses compétences économiques, et la droite hait son européisme. Même sa gestion très remarquable de la crise du Covid n'a pas calmé les ressentiments. Pas assez fort, Macron, pour produire les miracles qu'on attend depuis les beaux jours de Mitterrand, qui décevait les espoirs à sa façon : royale. À l'heure actuelle, on dirait que les Français semblent se demander si Marine Le Pen n'a pas « les couilles » qu'ils cherchent, selon la belle expression gauloise."

Et pendant ce temps-là : "Poutine détruit le crédit qu'on avait accordé à son pays après l'effondrement de l'Union soviétique. Son comportement provoque une rechute dans une ère où la guerre d'agression est une réalité avec laquelle il faut compter. Marcel Mauss, en 1936, dans un débat du Collège de France, après une conférence d'Élie Halévy sur « l'ère des tyrannies », avait dit que ce qui fondait l'Union soviétique était l'existence d'un gouvernement du « complot permanent ». Le vrai nom de la « dictature du prolétariat » est « le complot permanent » d'un comité central et des services secrets contre la totalité de la population. La Russie a vécu un moment de répit après 1990, mais le moment est passé et le complot est revenu : les services secrets y ont repris le pouvoir."

Que peut-on espérer des Français qui pourtant, comme le rappelle volontiers Zemmour, entreprirent autrefois de conquérir l'Europe et au-delà : "Les Ukrainiens sont prêts à mourir pour Kiev. Je me demande si les Parisiens seraient prêts à mourir pour leur ville. Mais je suis sûr qu'ils n'ont pas envie de mourir pour l'Ukraine comme en 1939, confrontés aux revendications allemandes, ils n'avaient pas envie de « mourir pour Dantzig ». En 1940 quand les armées allemandes ont envahi la France, on sait que la résistance des troupes était faible et que le maréchal Pétain ne voulait pas sacrifier la moitié de la jeunesse masculine de la France dans un combat perdu d'avance. Après la guerre, l'Europe entière, sauf la France, a voulu se cacher sous le bouclier nucléaire américain… Mais la confiance dans les Américains s'est affaiblie. On ne peut plus guère se fier aux Britanniques, donc il va falloir assumer le poids d'une politique de sécurité qui portera un cachet européen plus marqué. C'est justement parce que personne n'a envie de se battre, pas plus qu'en 1940, que la dissuasion nucléaire conventionnelle s'impose. Parce qu'elle permet de rassembler les « restes » du courage commun, qui décline, mais qui est encore là, pour résister aux rêves impériaux de Moscou, et cela au moins jusqu'à la fin des années Poutine."

Un peu d'espoir tout de même si l'on compare le poids relatif des forces en présence : "L'Union européenne compte trois fois plus d'habitants que la Russie, elle possède 27 armées nationales éparpillées. On pourrait faire beaucoup de choses avec un certain effort de concentration ! Mais pour arriver à cela, une France avec une forte vocation européenne reste indispensable. Raison de plus pour ne pas voir tomber la France entre les mains d'une aventurière larmoyante qui aime trop les chats !"

Et si l'on est vraiment très optimiste, pourquoi pas une nouvelle campagne de Russie, victorieuse cette fois, pour profiter des faiblesses que montre l'armée russe en Ukraine ! 

Vive Napoléon, vive la France, vive les Cosaques !

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